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Marols - Village de Caractère    Blason du village  Logo Village de Caractère

Une étymologie

"Marolt" (IXème siècle), de maros, qui veut dire grand et de ialos, qui veut dire clairière.

Un village, une histoire

Les moines bénédictins du prieuré de Saint-Romain-le-Puy vinrent s'établir en ces lieux probablement aux environs du XIème sicle. Leur première tâche fut d'entreprendre la construction d'une chapelle de taille bien modeste puisque selon les apparences, elle ne mesurait qu'une dizaine de mètres de longueur. Sans doute l'édifièrent-ils à proximité des bâtiment d'habitation. Le village commença dès lors à se développer.


Jusqu'au XIVème siècle, le bâtiment religieux ne fut pas transformé, mais à cette époque, l'insécurité qui régnait entraîna une première modification. En effet, alors que les bandes d'anglais dévastaient la région par des incursions réitérées, on éprouva le besoin impérieux de fortifier efficacement la place. Il est vrai que la montagne toute proche qui surplombe le bourg au Sud-Ouest n'en fit pas un lieu imprenable, tant s'en faut. On décida donc de construire au chevet de la chapelle une haute tour de défense, véritable donjon, et l'on profitera de la circonstance pour agrandir également l'église en allongeant notamment la nef et en renforçant les défenses extérieures de l'édifice. Vers la fin du XIVème siècle, les périls anglais commencèrent à s'éloigner et les archives signalent pour la dernière fois une bande de pillards dans les parages au mois de février 1389.


Mais au XIVème siècle, un autre fléau infesta la région et laissa à Marols un amer souvenir de son passage, il s'agit bien sûr du sanguinaire Baron des Adrets. En 1562, il fait une incursion jusqu'au village, le ravage et incendie les maisons. Fort heureusement, il ne se livre pas aux mêmes massacres que dans les localités voisines. L'église en particulier souffrit beaucoup de cet incendie et l'on se trouva dans la nécessité de faire d'importants travaux de restauration. Cependant, l'argent faisait cruellement défaut et l'on dut remettre à un temps plus faste l'entreprise.


En 1722, les chapelains de Saint-Just-de-Lyon commandèrent les travaux. Ils comptaient faire largement participer la population au financement de l'opération, mais malheureusement, la majeur partie des habitants du village, déjà accablés par les impôts ordinaires, ne put faire face à cette nouvelle dépense. Après quelques heurts entre les deux parties, les chapelains durent se rendre à l'évidence : la population ne pouvait pas financer les travaux de réfections. Ils décidèrent finalement de les prendre à leur charge. Mais même en ce temps, les finances de l'Eglise n'étaient pas inépuisables et il fallut bien vite s'arrêter par manque de fonds. Ce n'est qu'en 1838, que le préfet du département permit la reprise des travaux en octroyant une subvention de l'Etat. Finalement, la restauration abandonnée, puis reprise, ne se fît définitivement qu'en 1973 entièrement finir, il reste quelques aménagements extérieurs à terminer. Les travaux sont en cours d'achèvement.


Mais il faut aussi se souvenir du fait que Marols fût une importante châtellenie forézienne. On la trouve répertoriée dans l'armorial de Guillaume Revel et dans le croquis classé sous le n°473, nous pouvons reconnaître les éléments principaux de l'ensemble. On voit notamment la haute tour de défense attenante à l'église et les remparts avec l'entrée flanquée de deux tours rondes de taille imposante, le tout dans une perspective analogue à celle que l'on a encore quand on arrive sur la place principale, lorsque l'on vient de Saint-Jean-Soleymieux.


On sait que, par un édit de 1771, cette châtellenie fût réunie à Saint-Bonnet-le-Château.


Armorial de Guillaume Revel


Marols est beaucoup plus ancien qu'il n'y paraît. Des vestiges de constructions préhistoriques ont été découverts au Sud-Ouest du bourg, au lieu dit "Les Rochers" dans un bois de pins. Un menhir se trouve sur le site, avec des traces de constructions rasées et un peu plus loin, près du ruisseau, un double alignement de pierres brutes.


Du haut de Cherblanc à 1 185 mètres à son point le plus bas (645 mètres), le territoire de la commune révèle un relief en grande partie montagneux et boisé, adouci à son extrémité Est par un plateau, où est situé le bourg et par de nombreux vallons coupés par de petits ruisseaux, comme celui du Mont.


Les rivières et ruisseaux de la commune ont fait tourner, au cours des siècles, 33 moulins ayant abrité 27 meules à farine, une scierie, 4 mailleries* et 3 huileries. La particularité de certain d'entre eux était de fonctionner grâce au captage de plusieurs ruisselets ou creusement de réservoir dans des Sagnes, sources de ruisseaux. Une différence de niveau de quelques mètres suffisait pour faire tourner une roue horizontale en saison humide. Le ruisseau de la Gueule d'Enfer faisait tourner 6 moulins. Au dessus de la Citre, le ruisseau faisait tourner 4 moulins, le ruisseau du Mont 9 moulins, celui de Laval 12 moulins et celui de Valinches 4 moulins.


*Maillerie : moulins à trèfle (le but était de récupérer la graine afin d'en faire des semis).


Sur la place de l'église, on peut admirer deux roues de moulin qui servent de table. Ainsi qu'un ancien sarcophage taillé dans la masse.

Toujours visible dans le bourg, sur la place de l'église, on trouve la croix des pestiférés. Cette croix est à "argnats", elle a été édifiée à l'époque d'une épidémie de peste. Elle se compose sur toute sa face de demi-sphères censées représenter les ganglions des malades. En patois, le mot "argnats" signifie furoncle. En cause de désespoir, les pestiférés venaient frotter leurs bubons sur les reliefs de la croix. Le centre du croisillon est garni par une cuvette en losange curviligne qui remplace le Christ, et dans laquelle est une boule centrale.

 

La Croix à Argnat

 

En face du porche de l'église, une croix de 1588 porte l'inscription "Maria Imperat Regnat". Le long du fût, a été sculptée une statuette représentant Saint Pierre, patron de la paroisse.


A l'entrée du village, on voit très nettement une "poivrière" qui servait autrefois de réserve de munitions et de poudre à canon. Elle fait partie d'un ancien chemin de ronde.


La Poivrière

Sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle

Marols est situé sur la route de Compostelle. On retrouve la marque du blason sur le haut de la porte d'entrée de la Chapelle Saint-Roch, situé à l'entrée du cimetière (haut de Marols).

 

                La Chapelle Saint-Roch                                    Blason sur la Chapelle


Le village de Marols a même pris pour emblème le blason de Saint-Jacques aménagé (voir explication en dessous).


La peste a probablement sévi dangereusement à Marols, la croix des pestiférés en témoigne (voir explication au dessus). En outre, à l'entrée du cimetière a été construite une chapelle dédiée à Saint-Roch, le protecteur de la peste.


A l'intérieur même de ce cimetière, a été dressée une crois datée de 1666. Elle est entourée d'inscription. On peut notamment déchiffrer "Soli deo honor et gloria"


Sur le haut de la porte d'entrée de la chapelle, on distingue la marque de Saint-Jacques-de-Compostelle, preuve que le chemin de Saint-Jacques passe par Marols.


Quatre routes désignent les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : 

- La Via Turonensis (route de Tours)

- La Via Limonensis (route de Vézelay)

- La Via Arlenensis (route d'Arles)

- La Via Podiensis (route du Puy)


La voie de la Bolène épouse jusqu'ici parfaitement le relief. Elle passe par la Gueule d'Enfer et anciennement Malleval, après un léger replat à hauteur de Ronchevoux, elle alterne pente forte et replat jusqu'à Chossy.


Des pierres curieuses disposées, les restes d'une enceinte rectangulaire, des roches creusées "en cupules", ainsi se présente un lieu plein de mystères que l'on peut découvrir dans les bois qui surplombent le village.


Les explications avancées sont très diverses et on évoque aussi bien une occupation préhistorique qu'un rituel mystique.

Une histoire, un blason

D'argent à la coquille du pèlerin de sable, au chef d'azur chargé d'une église fortifiée d'un donjon, d'argent maçonné de sable.


Supports : deux coquilles Saint-Jacques et deux bourses nouées sur deux bâtons de pèlerins, le tout au naturel.

Blason du village

Ce blason rappelle que Marols est situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont l'emblème est sculpté sur le linteau de la chapelle Saint Roch (près du cimetière).


D'après les Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle, le parcours de Cluny (Le Puy-en-Velay _ Saint-Jacques-de-Compostelle) passait par Marols.


D'après la légende Saint Jacques Le Majeur (apôtre, fils de Zébédée, frère de Saint Jean l'évangéliste, né à Bethsaïde en Galilée, mort à Jérusalem en 44 après J.C.). aurait prêché l'évangile en Espagne. Après son martyr dû au roi Hérode Agrippa, ses restes auraient été déposés dans un esquif et celui-ci aurait échoué en Galice, où son tombeau aurait été découvert au IXème siècle grâce à une étoile (campus stella = le champ de l'étoile). Une ville, Compostelle, se fonda auprès du tombeau.


De tous les coins de l'Europe, des pèlerins partaient vers Compostelle. Ils utilisaient une coquille Saint-Jacques comme écuelle et la portaient en sautoir.


Saint Jacques Le Majeur est souvent représenté avec son bateau, son sac et son grand chapeau ainsi que la coquille. L'ancre fait référence au voyage légendaire de ses reliques.